Journée internationale de la baleine, découvrez comment notre partenaire Fabrice Amedeo préserve les cétacés

Aujourd’hui, vendredi 19 février 2021, c’est la journée internationale de la baleine. Découvrez comment notre partenaire Fabrice Amedeo, mobilisé pour la préservation des océans dans le cadre de son projet scientifique et pédagogique s’est engagé une nouvelle fois pour la protection des cétacés lors du Vendée Globe 2020-2021.

 

Éviter les collisions et respecter l’écosystème des océans

Lors des courses au large, notamment lors du Vendée Globe 2020-2021, Fabrice Amedeo a mis en place deux systèmes, OSCAR et Whale Shield, destinés à éviter les collisions avec les OFNI (objets flottants non identifiés) et avec les cétacés.

Ces OFNI s’avèrent être une menace pour leurs bateaux et pour l’environnement. Les marins de la classe IMOCA sont de plus en plus nombreux à s’équiper pour reconnaitre ces OFNI des cétacés. L’enjeu est important et la course au large a un rôle à jouer en termes d’exemplarité mais aussi dans la recherche de solutions innovantes qui pourraient ensuite être déployées sur les navires de commerce.

Il y a une vraie omerta sur le sujet. Les chocs avec les cétacés sont malheureusement fréquents et, à chaque fois, les marins invoquent un choc avec un OFNI pour des raisons d’image. Nous ne voulons pas passer pour des tueurs de baleines. Je pense, au contraire, qu’il faut en parler car si 30 IMOCA lancés autour du monde n’échappent pas à des chocs avec des cétacés, qu’en est-il de la flotte de commerce mondiale ?

Des solutions mises en place par notre skipper

  • OSCAR

L’une des solutions développée récemment pour se protéger des OFNI est le système OSCAR, placé en tête de mât, composé de deux caméras qui identifient les formes en surface et les contrastes de températures. Elle peut détecter le corps chaud d’un mammifère marin jusqu’à 600 mètres. La moitié de la flotte au départ du Vendée Globe en était équipée.

« Si OSCAR détecte un animal ou un objet à la surface de l’eau, sur la route du bateau, une alarme se déclenche instantanément, explique Fabrice. C’est un outil relativement récent qui compte beaucoup sur l’acquisition de données. En somme, plus il y a de bateaux équipés, plus il sera performant. »

  • Whale Shield

Pour écarter les cétacés à proximité, la solution installée à l’avant du bulbe de quille, à 4,50 mètres de profondeur émet un ultra-son supposé écarter les cétacés. Cinq bateaux en étaient équipés au départ du Vendée Globe : un test d’efficacité grandeur nature pour ce nouveau système qui a besoin de retours d’expériences.

Fabrice Amedeo a souhaité compléter ses solutions par d’autres dispositifs

Afin d’en savoir plus sur la pertinence et l’efficacité du Whale Shield, le skipper a fait appel à Olivier Adam, bio-acousticien, professeur à l’Université de la Sorbonne, spécialiste des émissions sonores des cétacés. Ils ont procédé à une série d’enregistrements du monocoque Newrest – Art & Fenêtres au moyen d’un hydrophone.

 

En course au large, il s’agit de comprendre comment se passent les collisions avec des bateaux potentiellement silencieux et furtifs.

« Fabrice a cette démarche constructive, il comprend la mer, les problématiques sur l’environnement, donc je trouve que c’est réellement très intéressant. » indique Olivier Adam.

 

Une journée dédiée aux mammifères marins

Cette journée est également consacrée à la défense et la protection de l’ensemble des mammifères marins. Les baleines déjà victimes de la pollution, du réchauffement climatique, des filets de pêche… sont également toujours chassées, même si l’interdiction a été prononcée en 1982..

Leur déclin est dû à une succession de perturbations de leur écosystème marin :

  • Les baleines se nourrissent essentiellement de krill mais à cause de la pêche industrielle et du réchauffement climatique, les zones de concentration de ces minuscules crustacées se dispersent et s’amenuisent.
  • Les espèces marines subissent chaque année la conséquence des 8 millions de tonnes de plastique déversées dans les océans et meurent étouffées ou intoxiquées par les particules microscopiques du plastique qui se désagrègent.
  • Un accroissement des collisions avec les navires à cause du trafic maritime augmentant de 3 à 4% par an.

De manière plus générale, la protection des baleines passe par la protection des océans.